Depuis le 26 février 2025, les puffs jetables ne peuvent plus être vendues légalement en France. Une loi adoptée le 24 février 2025 (LOI n° 2025-175) a mis fin à leur commercialisation, en réponse à leur attractivité jugée trop forte auprès des jeunes et à leur impact environnemental préoccupant. Pourtant, le marché du vapotage reste dynamique, et beaucoup de questions persistent sur ces dispositifs.
Fonctionnement et signaux de fin de vie
Une puff est un dispositif de vapotage compact, activé à l’aspiration, pré-rempli d’e-liquide et équipé d’une batterie intégrée. Les modèles standard permettaient entre 300 et 600 aspirations selon la durée et l’intensité des bouffées. Quelques signaux permettent de repérer qu’une vapoteuse est épuisée : le voyant lumineux se met à clignoter, la production de vapeur diminue nettement, un goût de brûlé ou un arrière-goût âcre apparaît, ou encore plusieurs aspirations successives ne produisent qu’un filet de vapeur. Continuer à tirer sur un dispositif vide n’est pas anodin : la résistance interne chauffe à vide, ce qui peut provoquer une irritation buccale et endommager les composants. À noter qu’une baisse de vapeur due au froid peut mimer une cartouche vide sans qu’elle le soit vraiment.
Ce qui a remplacé les puffs jetables
La loi de 2025 ne vise que les dispositifs à usage unique : les vapoteuses rechargeables restent légalement disponibles. Ces puffs semi-jetables reprennent le format compact et les arômes fruités des anciens modèles (menthe, fruits, bonbons), mais intègrent une batterie rechargeable via USB-C et des cartouches conformes aux normes TPD (nicotine ≤ 20 mg/mL, volume ≤ 2 mL). Le marché français de la cigarette électronique dans son ensemble pesait environ 1,65 milliard d’euros en 2024, avec quelque 3 millions de vapoteurs quotidiens. Les e-liquides au goût puff aux arômes fruités ont d’ailleurs connu un engouement notable auprès des utilisateurs qui cherchent à retrouver ces saveurs sans dispositif jetable.
Le vapotage s’adresse exclusivement aux adultes fumeurs souhaitant réduire leur consommation de tabac : les autorités sanitaires déconseillent formellement de commencer à vapoter sans avoir été fumeur auparavant. La vente aux mineurs reste interdite, tout comme toute publicité en faveur du vapotage.
